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Tunnels & newsletters Comparatif

Brevo, MailerLite, Mailchimp, Kit ou beehiiv : quel outil de newsletter choisir ?

Quel outil newsletter choisir ? Brevo, MailerLite, Mailchimp, Kit et beehiiv comparés : offres gratuites, prix d’octobre 2026, automatisations et RGPD.

En bref

Pour une petite équipe qui écrit à ses clients et prospects, Brevo est l’outil newsletter le plus sûr pour commencer : 300 emails gratuits par jour, des offres payantes calculées sur les envois et une entreprise française. Kit convient aux créateurs qui vendent (gratuit jusqu’à 10 000 abonnés), beehiiv aux newsletters-médias, MailerLite et Mailchimp à ceux qui tiennent à leur éditeur ou à leurs intégrations et acceptent de payer au-delà de 250 contacts.

Choisir un outil newsletter prenait autrefois cinq minutes : on ouvrait un compte Mailchimp gratuit et on passait à l’écriture. En 2026, cela mérite un après-midi. L’offre gratuite de Mailchimp s’arrête désormais à 250 contacts, MailerLite a ramené la sienne à 250 abonnés, et cinq des outils que les petites équipes comparent le plus souvent ont pris des directions très différentes.

J’ai comparé Brevo, MailerLite, Mailchimp, Kit et beehiiv sur ce qui compte pour une équipe qui écrit à ses clients et à ses prospects : l’offre gratuite, le vrai prix pour votre nombre de contacts, les automatisations, les formulaires, la délivrabilité, la langue de l’interface et la destination des données de vos abonnés. Les prix viennent des pages officielles des éditeurs et ont été vérifiés en octobre 2026.

Pour aller vite : Brevo pour la plupart des entreprises de services, Kit pour les créateurs qui vendent, beehiiv quand la newsletter est le produit, MailerLite ou Mailchimp quand leur éditeur ou leurs intégrations valent la peine de payer plus tôt. Ce comparatif fait partie de mon guide du tunnel de vente et de la newsletter, qui explique la place d’une newsletter avant le choix de l’outil.

Outil newsletter : le comparatif en un tableau (octobre 2026)

OutilOffre gratuitePremière offre payantePrix calculé surIdéal pour
Brevo300 emails par jour, jusqu’à 100 000 contactsStarter, dès 7 € par mois pour 5 000 emailsEmails envoyésEntreprises de services, boutiques
MailerLite250 abonnés, 2 500 emails par moisComfort, dès 12 $ (≈ 10 €) par mois pour 500 abonnésAbonnésPetites listes, landing pages
Mailchimp250 contacts, 500 envois par moisEssentials, dès 13 $ (≈ 11 €) par moisContactsIntégrations, boutiques
KitJusqu’à 10 000 abonnés, sans séquences ni automatisationsCreator, 33 $ (≈ 28 €) par mois en annuel, pour 1 000 abonnésAbonnésCréateurs qui vendent
beehiivJusqu’à 2 500 abonnés, envois illimitésScale, selon le nombre d’abonnésAbonnésNewsletters gérées comme un média

Brevo publie ses prix en euros pour la France ; MailerLite, Mailchimp et Kit les donnent en dollars dans les pages consultées, d’où les montants en euros approximatifs, et la TVA peut s’ajouter. Vérifiez les pages à jour avant de payer : Brevo, MailerLite, Mailchimp et Kit. Les pages de beehiiv donnaient des prix payants contradictoires au moment où j’écris : je les ai laissés de côté.

La colonne qui pèse le plus sur la facture est « Prix calculé sur ». Brevo facture les emails envoyés ; les quatre autres facturent les personnes inscrites, qu’elles vous lisent ou non. Écrire une fois par mois à 3 000 contacts, c’est 3 000 emails, dans les 5 000 du premier palier payant de Brevo ; chez les outils facturés à l’abonné, la note monte avec chaque inscription.

Brevo : le choix par défaut pour une newsletter d’entreprise

Brevo, c’est l’ancien Sendinblue, une entreprise française. Ses offres payantes sont calculées sur le nombre d’emails envoyés chaque mois : un bon modèle pour une entreprise qui écrit à ses clients et prospects une ou deux fois par mois.

L’offre gratuite stocke jusqu’à 100 000 contacts et envoie 300 emails par jour. Cela fait environ 9 000 emails par mois, mais la limite quotidienne est le piège : une newsletter à 1 000 contacts doit être étalée sur quatre jours. Starter, dès 7 € par mois pour 5 000 emails, supprime cette limite quotidienne ; Standard démarre à 15 € par mois. Sur une offre payante, le volume d’emails choisi fixe aussi le nombre maximum de contacts : vérifiez que le palier couvre toute votre liste.

Brevo gère aussi les emails transactionnels (confirmations de commande, réinitialisations de mot de passe), les SMS, les campagnes WhatsApp et un CRM simple : une boutique ou une entreprise de services peut garder tous ses messages clients dans un seul compte.

À qui il ne convient pas : aux créateurs qui veulent un site de newsletter soigné, des sponsors ou des abonnements payants. Brevo est un outil marketing pour les entreprises, pas une plateforme de publication.

MailerLite : un éditeur agréable, mais une offre gratuite bien plus petite

MailerLite, entreprise européenne née en Lituanie, s’est fait connaître comme l’alternative plus simple à Mailchimp : un éditeur glisser-déposer clair, avec landing pages et petits sites web dans le même compte. Ses offres s’appellent désormais Free, Comfort, Power et Enterprise, et l’offre gratuite est tombée à 250 abonnés et 2 500 emails par mois, avec deux accès utilisateurs et trois automatisations : de quoi monter une séquence de bienvenue.

Comfort démarre à 12 $ (environ 10 €) par mois pour 500 abonnés, Power à 25 $ (environ 21 €). Comfort suffit pour une newsletter régulière, quelques automatisations et une poignée de formulaires et de landing pages ; Power ajoute les envois illimités et des automatisations plus poussées.

Il convient à une petite équipe avec une liste modeste, qui cherche plus simple que Mailchimp et accepte de travailler en anglais. Il convient moins à une grosse liste contactée une fois par mois, puisque chaque abonné se paie, qu’il vous lise ou non.

Mailchimp : le plus connu, et vite cher

Mailchimp, propriété d’Intuit, est l’outil dont tout le monde a entendu parler, et c’est sa force : presque tous les créateurs de sites, boutiques en ligne et outils de formulaires s’y connectent. Les blocs de formulaire de Squarespace, par exemple, peuvent enregistrer les inscriptions directement dans Mailchimp.

L’offre gratuite est désormais petite : 250 contacts et 500 envois par mois, 250 par jour au maximum. Essentials démarre à environ 13 $ (11 €) par mois et Standard à environ 20 $ (17 €), tous deux avec 14 jours d’essai gratuit. Le prix suit le nombre de contacts, et le volume d’envoi mensuel en est un multiple : 10 fois la limite de contacts de l’offre sur Essentials, 12 fois sur Standard.

Mailchimp convient à une équipe qui dépend de ses intégrations, ou à une boutique qui veut des automatisations e-commerce sans assembler plusieurs outils. Pour une simple newsletter mensuelle à quelques milliers de contacts, un outil facturé à l’envoi revient en général moins cher.

Kit : pensé pour les créateurs qui vendent

Kit est le nom adopté par ConvertKit en 2024. L’outil vise ceux dont l’audience est le métier : coachs, formateurs, auteurs et consultants qui vendent des formations, des modèles ou une newsletter payante.

Son offre gratuite est la plus généreuse des cinq pour écrire d’un coup à une grande liste : jusqu’à 10 000 abonnés, avec formulaires, landing pages et campagnes en illimité. Le revers : séquences, automatisations visuelles et campagnes RSS demandent une offre payante, donc une vraie séquence de bienvenue se paie. Creator coûte 33 $ (environ 28 €) par mois en paiement annuel, ou 39 $ (environ 33 €) au mois, pour 1 000 abonnés.

Kit est américain et pensé d’abord pour l’anglais : un bon choix pour un expert qui écrit en anglais à un public international, un moins bon pour une équipe qui travaille surtout en français.

beehiiv : quand la newsletter est le produit

beehiiv a été conçu pour les newsletters qui sont des médias. Il fournit un site pour vos numéros, un programme de parrainage, une régie publicitaire et des abonnements payants, pour que la newsletter rapporte de l’argent par elle-même.

L’offre gratuite Launch couvre jusqu’à 2 500 abonnés avec envois illimités, une publication et un seul membre d’équipe. Chaque nouveau compte démarre avec un essai des offres payantes, Scale ou Max, dont le prix dépend du nombre d’abonnés.

Pour une entreprise de services B2B, beehiiv en fait trop : personne ne veut d’encarts sponsorisés dans une newsletter envoyée à ses clients. Pour un guide local, une veille sectorielle ou une newsletter que vous voulez transformer en média, c’est l’outil conçu pour ce travail.

Les critères qui comptent plus que la galerie de modèles

Les cinq outils ont un éditeur visuel et des modèles prêts à l’emploi. Les différences qui vous coûteront du temps sont ailleurs.

Les automatisations

La première automatisation utile est un email de bienvenue, puis une courte séquence de bienvenue pour chaque nouvel abonné. Vérifiez où s’arrête l’offre gratuite avant de la construire : Kit, par exemple, réserve séquences et automatisations visuelles aux offres payantes.

Les formulaires et les landing pages

Il vous faut au moins un formulaire d’inscription sur votre site, et les cinq outils en fournissent à intégrer dans vos pages. L’offre gratuite de Kit inclut formulaires et landing pages en illimité ; ailleurs, vérifiez combien l’offre visée en autorise. Si votre site tourne sous Squarespace, que j’installe pour les clients qui veulent modifier leur site eux-mêmes, ses blocs de formulaire se connectent directement à Mailchimp ; les autres outils passent par leur propre code d’intégration ou par un connecteur comme Zapier ou Make.

La délivrabilité et votre propre domaine

Depuis février 2024, Gmail impose aux gros expéditeurs d’authentifier leur domaine (SPF, DKIM, DMARC) et de proposer la désinscription en un clic, et depuis novembre 2025, il rejette davantage les messages qui échouent à ces contrôles. Outlook.com applique des règles proches aux expéditeurs de 5 000 messages par jour ou plus depuis mai 2025. L’outil envoie les emails, mais le domaine est le vôtre : ajoutez les enregistrements DNS qu’il vous fournit avant le premier envoi, même avec 200 abonnés. Mon guide de la délivrabilité d’une newsletter les détaille un par un.

La langue de l’interface et du support

Pour une équipe qui travaille en français, Brevo s’impose : conçu en France, il propose interface, centre d’aide et support en français. Mailchimp s’utilise aussi en français. Kit, MailerLite et beehiiv sont d’abord pensés pour l’anglais : avant de vous engager, vérifiez que vous pouvez traduire tout ce que voient vos abonnés, du formulaire d’inscription à la page de désinscription.

Les intégrations

Mailchimp offre le plus grand choix de connecteurs tout prêts. Pour les quatre autres, vérifiez que votre créateur de site, votre boutique, votre CRM et votre outil de prise de rendez-vous s’y connectent nativement avant de vous engager : une intégration manquante coûte plus cher en copier-coller que n’importe quel écart de prix.

RGPD et localisation des données : outils européens ou américains

Au sens du RGPD, votre outil de newsletter est un sous-traitant : il stocke les données de vos abonnés et leur envoie vos emails pour votre compte. Il vous faut donc un contrat de sous-traitance avec lui (article 28). Cherchez-le dans les pages juridiques de l’éditeur et gardez-en une copie avant d’importer le moindre contact.

Brevo est français et MailerLite européen : votre contrat vous lie à une entreprise soumise au droit de l’UE. Tous leurs sous-traitants ne sont pas forcément en Europe pour autant : lisez aussi leur liste de sous-traitants. Mailchimp, Kit et beehiiv sont américains : le transfert des données de vos abonnés vers les États-Unis repose sur le Data Privacy Framework UE–États-Unis ou sur des clauses contractuelles types.

Intuit, propriétaire de Mailchimp, est certifié au titre de ce cadre, de son extension britannique et du cadre suisse, et Mailchimp indique que ses clauses contractuelles types s’appliqueraient automatiquement si le cadre tombait. Je n’ai pas pu confirmer de certification pour Kit ni pour beehiiv en préparant cet article : cherchez-les dans la liste officielle sur dataprivacyframework.gov et lisez leurs conditions de traitement des données avant de décider. Au 19 octobre 2026, le cadre est en vigueur, mais il a déjà été contesté en justice ; mon article sur les outils américains et le RGPD le détaille.

En France, l’article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques exige le consentement préalable des particuliers ; pour les professionnels, la CNIL admet un email sans consentement préalable s’il concerne leur métier, à condition qu’ils en aient été informés et puissent s’y opposer simplement. Depuis sa recommandation d’avril 2026, elle considère aussi que le pixel qui mesure les ouvertures demande en principe le consentement : vérifiez que l’outil permet de désactiver ce suivi, ou de le limiter aux abonnés qui l’ont accepté.

Être hors de l’UE ne met pas à l’abri : une entreprise installée au Royaume-Uni, en Suisse, au Québec ou au Maroc qui écrit à des abonnés en France peut relever du RGPD (article 3). Consentement, soft opt-in et double opt-in sont expliqués dans mon guide newsletter et RGPD. Ceci est une information générale, pas un conseil juridique : avec des données sensibles ou une grosse liste, une heure avec un avocat spécialisé ou votre DPO est de l’argent bien placé.

Mon verdict selon votre profil

Une entreprise de services B2B

Un cabinet comptable, une agence de design ou une entreprise du bâtiment qui écrit chaque mois à ses clients, prospects et partenaires : Brevo. La facturation à l’envoi convient à une liste contactée une fois par mois, les emails transactionnels sont dans le même compte et l’interface en français facilite la vie de l’équipe. Si votre liste compte moins de 250 personnes et que l’éditeur de MailerLite vous plaît, son offre gratuite suffit pour démarrer. Si vous écrivez en anglais à une grande liste sans besoin d’automatisation, l’offre gratuite de Kit va plus loin que toutes les autres.

Un créateur ou un expert indépendant

Kit si vous vendez des formations, des modèles ou de l’accompagnement : il est construit autour de la vente à votre audience, et l’offre gratuite vous laisse grandir jusqu’à 10 000 abonnés avant de payer les séquences. beehiiv si la newsletter est elle-même le produit et que vous visez des sponsors, de la publicité ou des abonnements payants. Si vous hésitez encore sur le canal, lisez d’abord mon comparatif newsletter LinkedIn, emailing ou Substack.

Une boutique en ligne

Brevo ou Mailchimp. Brevo envoie vos confirmations de commande et vos newsletters depuis un seul compte, avec des SMS si besoin ; Mailchimp a la plus longue liste d’intégrations e-commerce. Avant de choisir, vérifiez que votre plateforme (Shopify, WooCommerce, PrestaShop ou Squarespace) se connecte nativement à l’outil.

Choisir en un après-midi (et quand se faire aider)

  1. Comptez vos envois. 800 contacts une fois par mois, c’est 800 emails ; 3 000 contacts chaque semaine, environ 13 000 par mois. Ce chiffre fait votre facture chez Brevo ; chez les quatre autres, c’est la taille de la liste.
  2. Listez vos besoins des six prochains mois : campagnes seules, séquence de bienvenue, landing pages, vente.
  3. Gardez deux outils issus du verdict ci-dessus. Pas cinq.
  4. Ouvrez les deux comptes gratuits, recréez le même numéro et le même formulaire dans chacun, et envoyez des tests vers une adresse Gmail et une adresse Outlook.
  5. Avant le premier vrai envoi, authentifiez votre domaine, activez le double opt-in sur vos formulaires publics et classez le contrat de sous-traitance.
  6. Choisissez-en un et tenez-vous-y un an.

Cette dernière étape compte le plus. On se laisse vite séduire par le prochain outil à la mode, et chaque changement coûte des formulaires, des automatisations et des statistiques ; ce n’est presque jamais l’outil qui fait marcher une newsletter, c’est la régularité. Pour le reste de la boîte à outils d’une petite équipe, voyez les outils que j’utilise chaque jour et ce qu’ils coûtent.

Vous n’avez pas besoin d’une agence pour installer l’un de ces cinq outils : les étapes ci-dessus tiennent en un après-midi. Se faire aider devient rentable quand la newsletter doit dialoguer avec le reste de vos outils : formulaires sur plusieurs sites, CRM, outil de prise de rendez-vous, ou séquence qui change selon ce que fait un prospect. C’est du travail d’automatisation, et quelques heures de paramétrage y économisent des mois de copier-coller.

Questions fréquentes

Brevo et Kit sont-ils de nouveaux outils ?

Non. Brevo est le nouveau nom de Sendinblue, la plateforme d’emailing française, et Kit celui que ConvertKit a adopté en 2024. Les entreprises et les produits restent les mêmes.

Peut-on envoyer sa newsletter depuis Gmail ou Outlook ?

Pas au-delà de quelques destinataires. Une boîte mail personnelle limite les envois quotidiens, n’offre ni vrai lien de désinscription, ni preuve du consentement, ni statistiques, et Gmail exige des gros expéditeurs une désinscription en un clic. L’offre gratuite de n’importe quel outil de ce comparatif fait le travail correctement.

Un outil européen rend-il ma newsletter conforme au RGPD ?

Non. Un outil comme Brevo simplifie la question des transferts de données, mais la conformité dépend de vous : une base légale pour chaque contact, une information claire à l’inscription, un lien de désinscription dans chaque email et un contrat de sous-traitance avec l’outil.

Comment quitter Mailchimp sans perdre ses abonnés ?

Exportez votre audience depuis Mailchimp (en fichiers CSV), ne réimportez jamais les désinscrits comme abonnés, et importez le reste avec la date et la source du consentement. Formulaires, automatisations et modèles ne suivent pas : recréez-les avant le premier envoi.

Faut-il payer au mois ou à l’année ?

Au mois pendant les premiers mois, le temps de vérifier que l’outil vous convient, puis à l’année, ce qui revient moins cher. Chez Kit, par exemple, l’offre Creator coûte 33 $ par mois en paiement annuel contre 39 $ au mois (environ 28 € contre 33 €), au moment où j’écris (octobre 2026).
Qui écrit ces guides

Joana MehouWebdesigner, spécialiste SEO et cold emailing

Joana Mehou crée des sites web depuis l’âge de onze ans et a fondé MLK Web Studio en 2021, entre Londres et Paris : sites web, SEO, cold emailing et automatisation pour les petites entreprises en France et au Royaume-Uni, avec des conseils honnêtes, y compris quand vous n’avez besoin de personne.

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