Une personne devant un ordinateur, à côté d’enregistrements DNS et de l’extension .fr
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Nom de domaine .fr : conditions de l’Afnic, prix et enregistrement pas à pas

Nom de domaine .fr : les conditions de l’Afnic, le prix qui compte (le renouvellement), les étapes pour l’enregistrer au bon nom et le choix .fr ou .com.

En bref

Selon les règles de l’Afnic, un nom de domaine .fr s’achète chez un registrar, au nom d’un particulier qui réside ou d’une entreprise établie dans l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse. Comparez le prix de renouvellement, pas celui de la première année : en octobre 2026, Infomaniak renouvelle un .fr à 7 € HT par an, Namecheap à 20,98 $ (environ 18 €). Si vous vendez en France, déposez le .fr et le .com, puis redirigez l’un vers l’autre.

Déposer un nom de domaine .fr chez un registrar prend quelques minutes. Les conditions de l’Afnic, l’association qui gère l’extension, tiennent en quelques lignes. Les pièges sont ailleurs : un domaine enregistré au nom du prestataire plutôt qu’à celui de l’entreprise, une adresse email que plus personne ne lit, un prix de renouvellement que personne n’a regardé.

Ce guide reprend les règles de la charte de nommage de l’Afnic dans sa version du 6 juillet 2026, ce que coûte un .fr en octobre 2026, les étapes pour l’enregistrer au bon nom, puis le choix entre .fr et .com.

Le studio a lui-même son .fr, à côté de son .com et de son .co.uk. J’explique plus bas le rôle que je donne à chacun.

Le .fr, l’Afnic et les registrars : qui fait quoi

Trois acteurs interviennent dans la vie d’un .fr :

  • L’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération) tient le registre : la base de tous les noms en .fr, et les règles qui s’y appliquent, réunies dans sa charte de nommage. Elle gère aussi cinq extensions d’outre-mer : .re (La Réunion), .pm (Saint-Pierre-et-Miquelon), .tf (Terres australes et antarctiques françaises), .wf (Wallis-et-Futuna) et .yt (Mayotte).
  • Le registrar, ou bureau d’enregistrement, vous vend le domaine, le renouvelle et vous donne l’interface pour le gérer. L’Afnic ne vend rien au public : vous passez par un registrar qu’elle a accrédité, ou par un revendeur qui travaille avec l’un d’eux. OVHcloud, Gandi, IONOS, Infomaniak et Namecheap vendent tous le .fr.
  • Le titulaire, c’est vous : la personne ou l’entreprise au nom de laquelle le domaine est enregistré, et qui en garde la maîtrise.

Un nom de domaine ne s’achète pas une fois pour toutes. Vous le réservez pour une durée, un an le plus souvent, puis vous le renouvelez tant que vous voulez le garder.

J’ai enregistré ou relié des domaines chez six registrars, de Namecheap et Spaceship à Infomaniak et OVHcloud. Les interfaces changent ; pour un .fr, les règles restent celles de l’Afnic. Et le domaine n’est qu’une adresse : le site et les emails sont hébergés à part, parfois chez le même prestataire, parfois non. Mon guide sur le nom de domaine et l’hébergement explique comment ces services s’articulent.

Les conditions de l’Afnic pour déposer un nom de domaine .fr

L’article 5.1 de la charte de nommage de l’Afnic fixe la règle : un .fr peut être enregistré par toute personne physique qui réside, et par toute personne morale qui a son siège ou son établissement principal, dans un pays de l’Union européenne, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège ou en Suisse.

Ce qui compte, c’est donc le pays où vous vivez, ou celui où votre structure est établie, pas votre nationalité. Sociétés, associations, indépendants et particuliers sont éligibles s’ils remplissent cette condition. Pour un projet personnel, vous n’avez besoin ni d’entreprise ni de numéro SIRET.

La charte ajoute trois points à retenir :

  1. Rester joignable. Le titulaire et le contact administratif doivent fournir, et garder à jour, un numéro de téléphone et une adresse email qui fonctionnent.
  2. Rester en règle. Si le titulaire n’est pas éligible ou ne peut pas être joint, et qu’il ne régularise pas sa situation, ses .fr sont bloqués, puis supprimés.
  3. Respecter les règles d’écriture. Des lettres, des chiffres et des tirets, sans tiret au début ni à la fin, et 63 caractères au plus avant le .fr.

Le nom lui-même ne doit pas empiéter sur les droits d’autrui. L’article L.45-2 du Code des postes et des communications électroniques permet de refuser ou de supprimer un nom contraire à l’ordre public. Il en va de même pour un nom qui porte atteinte à une marque, à d’autres droits de propriété intellectuelle ou aux droits de la personnalité, ou qui reprend le nom d’une collectivité territoriale ou d’un service public, sauf si le demandeur justifie d’un intérêt légitime et agit de bonne foi.

Avant de déposer, cherchez donc votre nom dans la base des marques de l’INPI, sur data.inpi.fr. La recherche est gratuite, et elle vous évite de bâtir votre image sur un nom qu’une autre entreprise peut revendiquer.

À quel nom déposer le .fr, et ce que montre le Whois

Le titulaire détient le nom. Pour une activité professionnelle, enregistrez donc le .fr au nom de l’entreprise : pas à celui d’un associé, d’un salarié ou du prestataire qui crée votre site. Le jour où l’associé s’en va ou que le prestataire ne répond plus, c’est le titulaire qui décide, et reprendre un domaine enregistré au nom d’un autre peut prendre des semaines. J’en détaille les démarches dans récupérer son nom de domaine.

Les informations publiques d’un .fr se consultent dans le Whois de l’Afnic, sur afnic.fr : le registrar, la date d’expiration, les serveurs DNS et le titulaire. Pour ce dernier, tout dépend de son statut :

  • Un particulier : ses données personnelles sont en diffusion restreinte par défaut. Elles n’apparaissent pas dans le Whois, mais peuvent être communiquées sur décision de justice ou à une autorité qui dispose d’un droit de communication.
  • Une entreprise ou une association : la diffusion restreinte ne s’applique pas, et le Whois affiche en général sa dénomination.

Pour un .fr au nom d’un particulier, inutile donc de payer une option « Whois privé » : la protection existe déjà. Pour une entreprise, choisissez comme adresse du titulaire une boîte que plusieurs personnes peuvent lire, comme admin@ ou contact@, plutôt que celle d’un salarié qui pourrait partir.

Combien coûte un nom de domaine .fr ?

Le prix affiché en gros est souvent celui de la première année, réduit pour attirer de nouveaux clients. Le prix qui compte est celui du renouvellement, que vous paierez chaque année tant que vous garderez le domaine : j’ai vu des registrars tripler leur prix dès la deuxième année. Deux exemples relevés au moment où j’écris (octobre 2026) :

RegistrarPremière annéeRenouvellementSource
InfomaniakPrix réduit en promotion7,00 € HT par anpage du .fr chez Infomaniak (en anglais)
Namecheap17,98 $ (environ 15,50 €)20,98 $ par an (environ 18 €)page du .fr chez Namecheap (en anglais)

Namecheap facture en dollars : les montants en euros sont des ordres de grandeur, qui varient avec le taux de change. Les prix HT s’entendent hors TVA : un particulier paie 20 % de plus, une entreprise assujettie la récupère.

Pour le même nom, le renouvellement coûte donc plus du double chez Namecheap, un registrar que j’utilise et auquel je fais confiance par ailleurs. Chez Spaceship, où j’ai mes habitudes, je n’ai trouvé ni prix ni page d’aide pour le .fr : tapez votre nom dans sa recherche avant de compter dessus. OVHcloud, Gandi et IONOS publient aussi leurs tarifs. Comparez-les à la même date, au même régime de TVA, et toujours sur le renouvellement.

Vous pouvez aussi payer plusieurs années d’avance, jusqu’à 10 ans chez Infomaniak : le prix est réglé pour toute la durée, et un oubli ne peut plus vous coûter le domaine pendant ce temps. Je compare six registrars sur leur prix de renouvellement dans où acheter un nom de domaine.

Enregistrer un nom de domaine .fr, étape par étape

Les écrans changent d’un registrar à l’autre, pas les étapes :

  1. Vérifiez que le nom est libre, dans la recherche de domaines d’un registrar ou dans le Whois de l’Afnic. Regardez en même temps le .com et les variantes proches, avec ou sans tiret, avec ou sans accent.
  2. Choisissez le registrar sur son prix de renouvellement et sur la simplicité de son interface. J’ai travaillé sur OVHcloud parce que des clients y avaient déjà leurs domaines : il convient aux profils techniques, mais je ne le recommande pas à un dirigeant qui gère seul ses outils, car son interface est un peu compliquée. Je recommande plutôt Infomaniak.
  3. Créez le compte au nom de l’entreprise, avec une adresse email que vous contrôlez, et activez la double authentification. Si un prestataire se charge de l’achat, demandez-lui de le faire dans votre compte, pas dans le sien.
  4. Renseignez le titulaire : la dénomination et l’adresse du siège pour une entreprise, votre identité pour un projet personnel, avec un téléphone et un email que vous consultez. Gardez le numéro SIREN de la société sous la main : il peut vous être demandé.
  5. Choisissez la durée et activez le renouvellement automatique, avec une carte bancaire qui sera encore valide à l’échéance.
  6. Gardez les serveurs DNS proposés par défaut si vous ne savez pas encore où sera votre site : vous modifierez la zone au moment de relier le domaine.
  7. Payez et conservez la facture. Elle prouve que votre entreprise a payé le domaine, ce qui pèse si un litige survient un jour.
  8. Répondez aux emails de vérification du registrar, puis contrôlez le Whois : il doit afficher le bon registrar et, pour une entreprise, la bonne dénomination.

Transférer, céder ou récupérer un .fr

Trois opérations reviennent dans la vie d’un .fr, et elles ne se font pas au même endroit.

Changer de registrar. C’est le transfert. Votre registrar actuel vous donne un code d’autorisation, souvent appelé code de transfert, que vous saisissez chez le nouveau ; le titulaire ne change pas. Avant de lancer l’opération, copiez vos enregistrements DNS : si la zone est hébergée chez l’ancien registrar, elle peut disparaître une fois le domaine parti, et votre site et vos emails avec elle. Mon tutoriel pour transférer un nom de domaine reprend les étapes dans l’ordre.

Changer de titulaire. L’Afnic appelle cette opération une transmission. Vous vendez votre activité, ou vous passez d’une entreprise individuelle à une société : le domaine doit suivre. La demande se fait auprès du registrar du domaine, qui doit recueillir l’accord de l’ancien et du nouveau titulaire ; ce dernier doit lui aussi remplir les conditions d’éligibilité.

Récupérer un nom qui reprend votre marque ou le nom de votre entreprise. L’Afnic propose deux procédures fondées sur l’article L.45-2 : SYRELI et PARL EXPERT. Elles sont alternatives (vous choisissez l’une ou l’autre), se déroulent en français et appliquent le droit français ; SYRELI se fait entièrement en ligne et dure environ deux mois. Si la décision vous donne raison, l’Afnic vous transmet le domaine ou le supprime, selon ce que vous avez demandé. Son guide pratique du titulaire détaille ces situations.

.fr ou .com : lequel choisir pour une entreprise française ?

Le .fr annonce tout de suite que vous vous adressez à la France. Le .com ne dit rien du pays : c’est utile si vous vendez dans plusieurs pays, moins parlant si vos clients sont tous en France.

  • Le .fr convient à une entreprise dont la clientèle est en France : artisan, commerce, cabinet, prestataire local.
  • Le .com convient si vous travaillez à l’international ou en plusieurs langues, ou si votre marque est déjà connue sous ce nom.
  • Les deux : c’est mon conseil dès qu’ils sont libres. Choisissez celui qui portera le site, et redirigez l’autre vers lui avec une redirection permanente (301). Ainsi, personne ne pourra déposer l’autre extension à votre place.

Le studio, qui travaille en France et au Royaume-Uni, a trois extensions. Le site, en anglais et en français, vit sur le .com. Le .fr et le .co.uk protègent le nom et renverront chacun vers la bonne langue : le .fr vers la version française, le .co.uk vers la version anglaise. Le .fr garde aussi l’adresse email du studio : sa redirection ne touchera qu’aux enregistrements web.

Après l’achat : relier votre .fr au site et aux emails

Un domaine seul n’affiche rien : ce sont ses enregistrements DNS qui envoient les visiteurs vers votre site et les messages vers votre messagerie. Dans mes projets de site, c’est la dernière étape avant la mise en ligne : une fois le site validé par le client, je le relie à son ou ses domaines.

Deux familles d’enregistrements sont à prévoir :

  • Pour le site : des enregistrements A sur la racine du domaine et un CNAME sur www, avec les valeurs que donne votre plateforme ou votre hébergeur.
  • Pour les emails : les enregistrements MX de votre messagerie, puis SPF, DKIM et DMARC pour que vos messages n’arrivent pas en spam. Mon tutoriel pour configurer SPF, DKIM et DMARC les reprend un par un.

Mon article sur les enregistrements DNS explique le rôle de chacun.

Si votre .fr est chez OVHcloud, le seul piège que j’ai rencontré en reliant des domaines OVH à Squarespace tient en un caractère : le point final. Dans la zone DNS d’OVH, une cible CNAME qui est un nom de domaine doit se terminer par un point (ext-cust.squarespace.com.), sinon OVH ajoute votre propre domaine à la fin. Je le montre pas à pas dans mon tutoriel sur la zone DNS OVH.

Si vous redirigez un second domaine vers votre .fr, ne modifiez que ses enregistrements web, et gardez ceux de la messagerie s’il en a : MX, SPF, DKIM et DMARC. Enfin, notez la date d’échéance du .fr dans votre agenda, même avec le renouvellement automatique : une carte bancaire expirée suffit à faire échouer le paiement.

Questions fréquentes

Une entreprise britannique peut-elle acheter un nom de domaine .fr ?

Pas à son nom si elle n’est établie qu’au Royaume-Uni : depuis que le pays a quitté l’Union européenne, il ne fait plus partie des pays éligibles. Une filiale établie dans l’Union européenne peut en revanche être titulaire du .fr.

Un .fr est-il meilleur qu’un .com pour le référencement en France ?

Pas en soi. Google lit un .fr comme le signe d’un site destiné à la France, mais un .com rédigé en français pour une clientèle française peut se positionner tout aussi bien : le contenu, les liens et votre fiche Google Business Profile pèsent bien plus que l’extension.

Peut-on avoir un nom de domaine .fr gratuit ?

Pas durablement. Certains hébergeurs offrent un nom de domaine la première année, ou tant que l’abonnement court : vous le payez alors à travers l’hébergement, puis au prix normal si vous partez. Vérifiez que le domaine est enregistré à votre nom, pas à celui de l’hébergeur.

Un nom de domaine .fr peut-il contenir des accents ?

Oui, le .fr accepte les lettres accentuées du français, comme é, è, à ou ç. Déposez aussi la version sans accent, que beaucoup de visiteurs taperont, et utilisez-la pour vos adresses email : toutes les messageries ne gèrent pas bien les accents.

Que se passe-t-il si je ne renouvelle pas mon .fr ?

Un domaine non renouvelé finit par être supprimé : le site et les emails qui en dépendent s’arrêtent, et le nom redevient libre pour n’importe qui. Demandez à votre registrar quels délais et quels frais s’appliquent pour le restaurer après l’échéance, et activez le renouvellement automatique.
Qui écrit ces guides

Joana MehouWebdesigner, spécialiste SEO et cold emailing

Joana Mehou crée des sites web depuis l’âge de onze ans et a fondé MLK Web Studio en 2021, entre Londres et Paris : sites web, SEO, cold emailing et automatisation pour les petites entreprises en France et au Royaume-Uni, avec des conseils honnêtes, y compris quand vous n’avez besoin de personne.

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