Une femme montre l’écran de son ordinateur portable, à côté d’une grille de mise en page et des mots Web design
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Étapes de création d’un site internet : ma méthode, du brief à la mise en ligne

Les étapes de création d’un site internet, du premier échange à la mise en ligne : questions, charte graphique, maquettes, textes SEO, retours et domaine.

En bref

Ma méthode de création d’un site internet compte huit étapes : des questions sur votre entreprise, une charte graphique et des maquettes que vous validez, la recherche SEO et la rédaction, l’assemblage avec l’IA, vos retours, puis les métadonnées et le nom de domaine avant la mise en ligne. Vous validez le design avant que je construise quoi que ce soit, ce qui limite les retouches. Le site de Pilotech a pris environ un mois, et l’IA a raccourci mes délais depuis.

Ma méthode de création de site internet tient en huit étapes, du premier échange au jour de la mise en ligne. Dans ces étapes de création d’un site internet, vous validez la charte graphique et les maquettes avant que je construise quoi que ce soit, puis le site terminé avant sa publication. Rien n’est construit sur une supposition, et les grandes décisions se prennent tant qu’elles coûtent encore peu à changer.

Le but de chaque étape est simple : je veux que mes clients fassent bonne impression. Je veux même que leurs prospects soient un peu intimidés par leur site, pour que l’entreprise soit prise au sérieux. Cela réduit aussi les négociations : si un prospect pense que vous n’êtes pas si respectable, il ne pensera pas non plus que vous valez ce prix-là.

Ci-dessous, je détaille chaque étape : ce qui se passe, ce dont j’ai besoin de votre part et le moment où vous validez. Si vous hésitez encore sur la plateforme ou le budget, commencez par mon guide pour créer un site internet professionnel.

Les étapes de création d’un site internet en un coup d’œil

ÉtapeCe qui se passeVotre rôle
1. QuestionsJe vous interroge sur votre entreprise, votre offre et les clients que vous préférez, puis je vous conseilleRépondre, et me dire qui modifiera le site
2. Charte graphiqueJ’en crée une à partir de bibliothèques de designLa valider ou demander des retouches ; envoyer vos photos
3. MaquettesJe choisis les modèles UX de chaque pageLes valider : le design est alors confirmé
4. SEO et textesRecherche de mots-clés, puis rédaction de chaque pageRien : je pars de vos réponses
5. AssemblageJe monte le site avec l’IA et je le peaufineRien
6. PrésentationJe vous montre le site et j’applique vos retoursEnvoyer vos retours
7. Métadonnées et articlesBalises title, meta descriptions et premiers articles SEORien
8. Domaine et mise en ligneJe relie le nom de domaine et je publieMe donner accès à votre compte chez le registrar

Votre rôle pèse surtout au début. Après l’étape 3, l’essentiel du travail me revient.

Étape 1 : les questions sur votre entreprise, votre offre et vos clients

Tout projet commence par des questions sur l’entreprise : ce qu’elle fait, ce qu’elle propose et avec quel type de clients elle préfère travailler. Cette dernière question oriente tout le reste. Un plombier lyonnais qui vise les syndics de copropriété n’a pas besoin du même site que celui qui vit des dépannages d’urgence : pas les mêmes pages, pas les mêmes photos, pas les mêmes mots.

Je vous conseille ensuite en fonction de ce que vous voulez, de ce dont vous avez besoin et de mon expérience. Deux décisions sortent en général de ce premier échange.

Qui modifiera le site. C’est ce qui décide de la plateforme. Les dirigeants qui font eux-mêmes leurs modifications partent sur Squarespace, parce qu’ils peuvent le modifier sans que la mise en page s’effondre. Ceux qui préfèrent payer pour les modifications, chaque mois ou de temps en temps, peuvent avoir un site codé sur mesure. Mon comparatif Squarespace ou WordPress explique pourquoi je déconseille WordPress aux entrepreneurs qui travaillent seuls.

La précision de l’offre. Sur les cinq sites que j’ai créés pour le fondateur de Pilotech, l’un n’a pas fonctionné du tout : il proposait trop de services, il était trop large. Celui qui est bien positionné sur Google vend des services très précis. Si votre offre ressemble à un fourre-tout, c’est le moment de décider ce que le site met en avant.

Étape 2 : une charte graphique validée avant tout le reste

Une fois vos réponses en main, j’ai une idée approximative de ce dont le site a besoin. Je parcours beaucoup de bibliothèques de design pour l’identité visuelle, j’en crée une pour votre entreprise et je vous la présente. Si quelque chose ne va pas, je la retouche.

La charte graphique rassemble les couleurs, les typographies, le logo et le style d’images qui rendent une entreprise reconnaissable au premier coup d’œil. Elle passe en premier parce que c’est ce que les visiteurs jugent en premier. Dans une étude publiée en 2006, des participants ont noté l’attrait visuel de pages web affichées 50 millisecondes seulement, et ces notes rejoignaient de près celles obtenues par les mêmes pages affichées 500 millisecondes (Lindgaard et ses collègues, Behaviour & Information Technology, en anglais). Autrement dit, l’allure d’un site est jugée avant qu’un seul mot soit lu.

Les photos arrivent aussi à ce stade. J’ai besoin de vos images : vos réalisations, vos locaux, votre équipe. Si vous n’en avez pas, je les génère ou je les achète. Ce qui fait qu’un prospect prend un site au sérieux, des photos aux preuves, est détaillé dans mon article sur le site internet haut de gamme.

Étape 3 : des maquettes pensées pour la façon dont vos visiteurs décident

Je fais ensuite la même chose avec les bibliothèques de design, cette fois pour trouver les bons modèles UX : la structure de chaque page, c’est-à-dire ce qui se trouve où, et dans quel ordre. On parle aussi de zoning ou de wireframe.

L’UX, pour expérience utilisateur, désigne la facilité avec laquelle un visiteur trouve ce qu’il cherche et passe à l’étape suivante, comme vous appeler ou envoyer un formulaire. Pour le site vitrine d’une entreprise de services, cela se traduit par des choix concrets : un numéro de téléphone cliquable sur mobile, des preuves comme des avis ou des réalisations près du formulaire de contact, et une page par service principal plutôt qu’une longue liste.

Je vous montre les maquettes et je les retouche si besoin. Une fois qu’elles sont validées avec la charte graphique, le design est confirmé. Tout ce qui suit repose sur cette validation : c’est le moment de regarder de près et de dire ce qui vous gêne.

Étape 4 : recherche SEO et rédaction des textes

Le design confirmé, je me concentre sur la recherche SEO et la rédaction, dans cet ordre. Les mots de chaque page doivent correspondre à ce que vos futurs clients tapent dans Google ou demandent à un assistant IA : la recherche passe donc avant l’écriture.

J’utilise l’IA en mode recherche approfondie (deep research) pour deux choses : trouver ce dont les gens de votre secteur se plaignent le plus, ce qui donne son angle au texte, et repérer les mots-clés qui reviennent sans cesse. Je vérifie ensuite ces mots-clés dans Semrush, avec leur coût en publicité. Les recherches pour lesquelles des annonceurs paient montrent quels mots-clés rapportent, et je les vise en référencement naturel plutôt que de payer chaque clic. La méthode est détaillée dans mon guide de la recherche de mots-clés.

Chaque page de service est ensuite écrite autour de la recherche sur laquelle elle doit se positionner, et chaque page indique au visiteur quoi faire ensuite.

Étape 5 : l’assemblage avec l’IA, puis les retouches jusqu’au bon résultat

Je rassemble ensuite le tout : la charte graphique, les maquettes et les textes. Depuis l’arrivée de l’IA, cette partie a complètement changé et mes délais de livraison ont nettement raccourci. J’utilise l’IA pour assembler le site et le faire évoluer par itérations, et je retravaille les textes et les pages jusqu’à ce que les deux me conviennent.

Le temps gagné grâce à l’IA ne sert pas à en faire moins. Il me permet parfois de chercher des solutions supplémentaires pour un client et de livrer quelque chose de plus complet. Les brouillons de l’IA demandent quand même une relecture serrée, sinon ils ressemblent à ceux de tout le monde : j’explique comment je les retravaille dans mon article pour rédiger avec l’IA sans texte générique.

Sur Squarespace, j’ajoute en général un peu de code sur mesure. Mes clients peuvent m’appeler pour cette partie, et je m’en tiens à des ajouts qui ne gênent jamais ce qu’ils modifient eux-mêmes.

Étape 6 : la présentation du site et vos retours

Je vous présente le site et j’applique les modifications à partir de vos retours. Jusqu’à trois séries de retouches sont incluses. En pratique, on n’arrive jamais à trois, parce que vous avez validé le design avant que je construise quoi que ce soit.

Les demandes qui arrivent après la validation du design, comme une nouvelle page ou une fonctionnalité que personne n’avait prévue, sont facturées en plus. C’est ce qui permet de garder un prix fixe pour tout ce qui a été convenu.

Étape 7 : métadonnées et articles SEO préparés avant la mise en ligne

Quand le site vous plaît, je m’occupe des métadonnées et je prépare quelques articles SEO à l’avance.

Les métadonnées sont ce que les moteurs de recherche et les assistants IA lisent d’une page au-delà de son texte visible : la balise title et la meta description qui s’affichent en général dans les résultats de recherche, et le texte alternatif qui décrit chaque image. Je les rédige à ce stade parce qu’elles doivent correspondre aux pages finales. Elles comptent plus qu’on ne le croit : un site Squarespace que j’ai conçu pour Pilotech se classe premier ou deuxième sur Google, avec des métadonnées et des mots-clés bien choisis, alors que Squarespace offre moins de contrôle technique qu’un site codé sur mesure. Ma checklist SEO on-page liste ce qu’il faut régler sur chaque page.

Les articles sont rédigés avant la mise en ligne pour que le site ne démarre pas avec ses seules pages de services : des réponses aux questions de vos clients, prêtes à être trouvées par Google.

Étape 8 : la connexion du nom de domaine et la mise en ligne

Dernière étape : je relie le site à son nom de domaine, ou à tous ses domaines si vous en avez plusieurs (le .fr et le .com, par exemple), et on publie.

Relier un domaine, c’est ajouter quelques enregistrements DNS chez votre registrar, la société auprès de laquelle le domaine est enregistré : OVH, Infomaniak, Spaceship ou un autre. Pour un site Squarespace dont le domaine est chez OVH, la zone DNS ressemble à ceci au moment où j’écris (octobre 2026) :

Type    Sous-domaine    Cible
A       (vide)          198.185.159.144
A       (vide)          198.185.159.145
A       (vide)          198.49.23.144
A       (vide)          198.49.23.145
CNAME   www             ext-cust.squarespace.com.
CNAME   [code unique]   verify.squarespace.com.

Chez OVH, la racine du domaine correspond à un sous-domaine laissé vide. Squarespace affiche les valeurs exactes, dont votre code unique, dans les paramètres du domaine, et sa page d’aide sur les domaines tiers (en anglais) indique que les changements prennent 24 à 48 heures, parfois jusqu’à 72.

Le seul piège que j’ai rencontré tient en un point, au sens propre. Chez OVH, un CNAME qui pointe vers un nom de domaine doit se terminer par un point, comme ci-dessus : sans lui, OVH ajoute votre propre domaine à la fin et l’enregistrement ne fonctionne pas. Mon tutoriel sur la zone DNS OVH montre chaque champ ; mon article sur les enregistrements DNS détaille chaque type, et ce fameux point.

De votre côté, deux choses comptent : l’accès au compte où votre domaine est enregistré, et vos enregistrements MX, qui font fonctionner vos emails et auxquels il ne faut pas toucher.

Une fois un site en ligne, j’utilise Microsoft Clarity pour voir où les visiteurs s’attardent, ce qu’ils sont venus chercher et quelles zones les font fuir, afin de savoir s’il faut corriger le texte, une image ou la mise en page. Depuis le 31 octobre 2025, Clarity exige un signal de consentement pour les visiteurs de l’Espace économique européen, du Royaume-Uni et de la Suisse (documentation de Microsoft) : il doit donc être relié à votre bandeau cookies.

Combien de temps prend la création d’un site, et ce qui la ralentit

La création du site de Pilotech a pris environ un mois. Cette entreprise installe climatisations, pompes à chaleur et ventilations à Paris et en Île-de-France, et son premier prospect est arrivé trois semaines après la mise en ligne. Une position en tête des résultats a été atteinte en un ou deux jours, ce qui est rare : le référencement prend d’habitude bien plus de temps. Toute l’histoire est dans mon étude de cas SEO.

L’IA a raccourci mes délais depuis. Quel que soit le prestataire, ce qui retient le plus souvent un projet, ce sont les informations qui manquent : les réponses aux premières questions, les photos, l’accès au nom de domaine et vos validations. Quand tout arrive à temps, le projet avance au rythme du travail.

Côté budget, chaque création de site que j’accepte a un prix fixe, avec des facilités de paiement. Ce qui fait varier le prix d’un site, quel que soit le prestataire, est expliqué dans mon article sur le prix d’un site vitrine.

Ce qu’il faut préparer avant le premier rendez-vous avec un prestataire

Quel que soit le prestataire, ces éléments prêts avant le premier rendez-vous accélèrent chaque étape :

  1. Votre offre : ce que vous vendez, et les services qui comptent le plus.
  2. Vos clients préférés : ceux que vous voulez davantage, et ceux que vous préférez ne pas attirer.
  3. Qui modifiera le site après la mise en ligne : vous, quelqu’un de votre équipe ou un spécialiste.
  4. Vos photos de réalisations, de vos locaux et de votre équipe, si vous en avez.
  5. Votre nom de domaine : un accès à votre compte chez le registrar, ou le nom de la personne qui le détient.
  6. Vos mentions légales. Elles sont obligatoires sur tout site d’entreprise, quelle que soit sa taille, en vertu de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN). Pour une société : dénomination sociale, adresse du siège, email et téléphone, numéro d’immatriculation et capital social, nom du directeur de la publication, et nom, adresse et téléphone de l’hébergeur. Si un formulaire collecte des données personnelles, il faut aussi une politique de confidentialité.
  7. Une seule personne qui valide la charte graphique, les maquettes et le site final.

Si le budget n’est pas encore là, vous n’avez pas besoin de moi pour un premier site. Les mêmes étapes fonctionnent en solo, et mon tuto Squarespace vous guide pas à pas dans la construction.

Questions fréquentes

Quelle différence entre webdesign et développement web ?

Le webdesign décide de l’apparence du site et du parcours des visiteurs : charte graphique, maquettes des pages, expérience utilisateur. Le développement web, c’est le code qui fait fonctionner le tout. Sur un outil comme Squarespace, la plateforme se charge de l’essentiel du développement.

Faut-il un cahier des charges pour créer un site vitrine ?

Pas forcément. Pour un site vitrine, les réponses aux premières questions (ce que vous faites, ce que vous vendez, les clients que vous visez) servent de brief. Un cahier des charges détaillé devient utile pour une boutique en ligne ou une application sur mesure.

Faut-il avoir un logo avant de créer son site ?

Non. Si vous n’avez pas encore d’identité visuelle, la créer est la deuxième étape de ma méthode, avant la moindre page. Si vous avez déjà un logo et des couleurs, apportez-les dès le premier échange.

À quel nom enregistrer son nom de domaine ?

Au nom de votre entreprise, dans un compte que vous contrôlez chez le registrar (OVH, Infomaniak, Spaceship ou un autre). Votre prestataire n’a besoin que d’un accès pour ajouter les enregistrements DNS. Un domaine resté sur le compte d’un ancien prestataire est bien plus difficile à récupérer.

Que se passe-t-il après la mise en ligne d’un site ?

Un site n’est pas un travail ponctuel, il demande de l’entretien. Comptez le renouvellement de l’abonnement ou de l’hébergement, la mise à jour des contenus et, pour apparaître sur Google, un travail de référencement qui met des mois à porter ses fruits.
Qui écrit ces guides

Joana MehouWebdesigner, spécialiste SEO et cold emailing

Joana Mehou crée des sites web depuis l’âge de onze ans et a fondé MLK Web Studio en 2021, entre Londres et Paris : sites web, SEO, cold emailing et automatisation pour les petites entreprises en France et au Royaume-Uni, avec des conseils honnêtes, y compris quand vous n’avez besoin de personne.

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